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Mémoire de fin d'étude : Offshoring

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L’offshoring signifie la délocalisation des activités de service de certaines entreprises vers des pays à bas salaire. Ce phénomène a commencé dans les années 70 initié par des entreprises américaines. L’Europe, elle, s’était toujours tenue à l’écart de ce mouvement.

Cependant la tendance semble avoir changé. Les entreprises européennes se rendent compte qu’elles ne peuvent plus trouver les compétences nécessaires à leur développement dans un seul pays. Elles font donc appel à des sous-traitants spécialisés. Et cette technique permet de réduire leurs coûts. On remarque ainsi que de nombreux indiens par exemple, travaillent pour des entreprises européennes, aussi bien en Inde qu’en Europe. Il faut dire qu’un ingénieur indien coûte en moyenne 3 fois moins cher qu’un ingénieur européen. Ces délocalisations ont surtout pour but d’assurer des services comme la maintenance d’applications informatiques, les finances, les achats…

En Belgique par exemple, à peu près 40 % des entreprises ont recours à l’offshoring. Cette tendance risque de continuer car de nombreuses entreprises envisagent de recourir bientôt à ce procédé.


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Synthèse

L’externalisation offshore en soi-même ne représente pas un phénomène nouveau mais vient s’inscrire dans l’évolution naturelle de l’économie : dans le passé, des phénomènes équivalents se sont produits dans le textile, l’industrie électronique, le matériel informatique ou l’automobile par exemple. A chaque fois, les pays développés se sont adaptés et ont trouvé des relais de croissance créateurs de  plus de valeurs ajoutées.

L’externalisation offshore a été mise en question par des politiciens car il s’est développé dans une période de tension sur l’emploi dans les pays industrialisés. Cette impression a été amplifiée par le fait que les emplois touchés sont très qualifiés et considérés jusqu’alors à l’abri des délocalisations.

De plus, cela touche à un secteur de l’économie, les Nouvelles Technologies, qui était considéré comme le symbole de la domination technologique des pays développés.

Cependant l’impact réel sur l’emploi n’est pas au niveau des prédictions dramatiques que certaines études ont projeté (3,3 millions de postes externalisés d’ici 2015, rien qu’aux USA, selon Forrester).

D’autant plus que l’externalisation offshore n’est pas une solution miracle pour les entreprises : l’importance des gains réels qu’il apporte sont encore à démontrer et les risques induits ne sont pas négligeables. C’est une pratique qui doit être réservée à certains types de projets et qui ne peut être envisagée que par des sociétés adaptées à la mondialisation et ayant des processus déjà très matures.

Il faut admettre que l’externalisation offshore existe et se développe de façon incontestable, il faut la considérer comme un nouveau de type de services mis à la disposition des entreprises. Ces nouveaux services ont été rendus possibles par la mondialisation du commerce, la baisse des coûts des télécommunications et le développement des Nouvelles Technologies. Ils permettent pour la première fois à des pays en voie de développement de proposer une offre à forte valeur ajoutée sur un plan mondial.

Cette situation est une opportunité pour tous : elle permettra l’émergence d’une force motrice de développement en élevant le niveau moyen de formation dans les pays en voie de développement, en y créant des emplois qualifiés, en y développant les infrastructures et en générant des revenus importants pour ces pays.

A terme, le développement des pays en voie de développement bénéficiera à tous car ces pays auront de nombreux besoins que les pays industrialisés pourront pourvoir.

Le défi pour ces derniers est justement de d’adapter leurs domaines d’expertise pour être capables à répondre aux futurs besoins qui génèreront des revenus et des emplois.

Cette nouvelle donne devrait donc profiter aux plus nombreux, mais les personnes dont les emplois seront touchés devront être accompagnées et aidées dans leur réinsertion : c’est sur ce point que les Entreprises et les Hommes politiques ont une grande responsabilité.

 

Sources :

  • "Situation actuelle et développement de l'offshore dans les services informatiques France (SSII)", Syntec informatique, collection ThémaTIC, n°4, janvier 2006.
  • "L'offshore programming en France, livre blanc", Tubbydev, 2005.
  • 42228 - Forrester – Data Overview - Europe’s Offshore Outsourcing plan – Manuel Angel Mendés - 21 juin 2004
  • 121546 - Gartner – Strategic Analysis Report – The Myths and Realities of Offshore Services24 juin 2004 - B. Hayward, P. Iyengar, F. Karamouzis, I.Marriott, R. Terdiman, A. Young, R. Jester
  • 41288 - Forrester - Data Overview - Near-Term Growth Of Offshoring – 14 mai 2004 - John C. McCarthy